Le « Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française » décerné à l’écrivaine Madame Aminata SOW FALL.

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C’est debout, sous la célèbre coupole d’un hémicycle comble, face aux académiciens, en habit vert brodé d’or, au cours d’une séance mémorable que Madame Aminata SOW FALL a reçu le « Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française », le 03 décembre 2015, au quai Conti, à Paris.

A cette occasion,  Monsieur Jean-Christophe RUFIN, Directeur en exercice de la Compagnie a prononcé l’éloge de  l’écrivaine primée, soulignant  qu’elle est « une des grandes voix de  la littérature africaine francophone »  et que ce Prix salue « son rôle essentiel dans le rayonnement de la langue française ». L’œuvre d’Aminata SOW FALL comporte une dizaine de romans et de nouvelles,  traduits dans plusieurs langues. Ce Prix récompense également, son action militante dans l’éducation, la lecture, la littérature, les arts, à travers sa maison d’édition et son centre international d’études, de recherches et de réactivation sur la littérature, les arts et la culture.

Née à Saint-Louis (Sénégal) en 1941, la Sénégalaise est venue à la littérature tardivement, à son retour au pays natal au terme d’un long séjour d’études en France. Tout en poursuivant une carrière exigeante dans la fonction publique, elle a publié en 1976 son premier roman, « Le Revenant ». Un roman didactique dans lequel l’auteure dénonce le goût du lucre de ses concitoyens, la corruption omniprésente, ainsi que la trahison des valeurs familiales de solidarité et de compréhension.

C’est toutefois son second titre, « La Grève des bàttu », paru trois ans plus tard, qui a fait connaître SOW FALL du grand public. Ce roman, qui témoigne d’une grande maturité d’analyse et de narration, raconte, en partant de faits réels, la révolte des mendiants de Dakar. Ceux-ci se mettent en grève, paralysant la vie et démontrant par la même occasion leur utilité sociale aux autorités, qui les traitaient comme des rebuts de la société.

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