Réunion de haut niveau sur le sahel à l’ONU

 

ALLOCUTION DE SEM MACKY SALL

PRESIDENT DE LA REPUBLQIUE DU SENEGAL

 

 

New York, 26/09/2012

 

Chers Collègues,

Monsieur le Secrétaire Général,

Mesdames et Messieurs,

 

Je voudrais remercier le Secrétaire Général Ban Ki-Moon pour la tenue de cette réunion sur le Sahel.

La région sahélo saharienne est devenue depuis plusieurs années une zone de prédilection de la criminalité transfrontalière.

Le cas tragique du Nord Mali n'est en fait que l'aboutissement d'une évolution marquée depuis plusieurs années par des actes terroristes, des prises d'otages fortement rémunérées, des trafics illicites de tous de tous genres et des velléités séparatistes.

Mais ce qui se passe au Nord Mali ne concerne pas que ce pays parce que les groupes terroristes ne comptent pas s'en tenir a statu quo actuel.

Ils continuent de s'armer et de recruter, en particulier parmi les jeunes, avec l'ambition clairement affichée de s'attaquer aux intérêts étrangers et d'étendre leurs activités à d'autres pays de la sous région et du monde.

Nous faisons face à un acte d'agression caractérisée contre un Etat et ses populations et à une grave atteinte à la paix et à la sécurité internationales.

Voilà pourquoi cette situation ne devrait être perçue ni comme une crise de « faible intensité » ni comme une menace locale. La situation au Nord Mali revêt le même degré d'urgence et d'importance que d'autres situations qui retiennent l'attention du Conseil.

Il est par conséquent de la responsabilité du Conseil d'agir en vertu des prérogatives que lui confère la Charte des Nations Unies pour y mettre fin.

Avec la Présidence en exercice de la CEDEAO, sous l'impulsion du Président Alassane Ouattara, et la Médiation conduite par le Président Blaise Compaoré appuyé par le Président Goodluck JONATHAN, toutes les possibilités d'un règlement pacifique de la crise ont été explorées en vain.

Le temps est venu d'agir autrement. 

Le Sénégal exhorte vivement le Conseil de Sécurité à donner mandat à des forces  africaines, de soutenir le Mali dans la reconquête de son intégrité territoriale ; avec l'appui logistique de pays et Organisations partenaires.

Certes, les questions humanitaires sont importantes, mais ce qu'il nous faut dans l'immédiat, c'est une action militaire pour combattre les forces terroristes.

Au demeurant, le cours des évènements montre clairement que le temps n'est pas en notre faveur. Chaque jour que nous perdons est un jour de gagné pour les bandes armées.

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

                             

 

 

 

Revenir