XVème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : S.E.M. Mankeur NDIAYE, Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur affirme que « Tout est fin prêt pour une bonne organisation ».

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Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur NDIAYE, a affirmé, hier, que tout est fin prêt pour une bonne organisation du 15ème sommet de la Francophonie. Il a ajouté que des dispositions ont été prises sur le plan sécuritaire et sanitaire afin que cette rencontre internationale se déroule dans la paix et la sérénité. Selon lui, le Sénégal veut relever, outre le défi de l’organisation, les défis liés à la participation et aux résultats attendus. Il a révélé que 35 chefs d’Etats et de Gouvernement sont attendus à Dakar, y compris celui de la République de Guinée dont le Ministre des Affaires étrangères arrive à Dakar, aujourd’hui.  Mankeur NDIAYE a souligné qu’à travers le thème du Sommet : « Femmes et jeunes en Francophonie : Acteurs de paix, vecteurs de développement », notre pays a voulu  réaffirmer le rôle de premier plan que les femmes jouent dans la conservation et la perpétuation des valeurs qui distinguent l’OIF et la part active dévolue aux jeunes, symboles d’espoir. « Ce 15ème Sommet sera l’occasion de nous interroger  sur les contraintes auxquelles ces deux importantes couches de l’espace francophone sont confrontées, de voir les disparités qui existent, d’échanger de bonnes pratiques et de formuler des recommandations afin de relever ensemble le pari d’un développement durable et inclusif qui associe pleinement les femmes et les jeunes », a estimé le chef de la diplomatie sénégalaise.

 Il a rappelé que le pari fixé est celui d’une francophonie plus à l’écoute de sa jeunesse et de ses femmes et plus présente sur la scène internationale. En d’autres termes, « une francophonie vue sous l’angle de forces de propositions sur les différentes problématiques qui interpellent le monde, en particulier l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes, dans la perspective de l’Agenda du développement post-2015 ».  A l’en croire, il s’agira, au sortir du sommet, de consolider les acquis de la Francophonie en prenant en charge les mutations opérées par l’OIF, pour investir les champs politique, diplomatique et économique. Il estime que le sommet de Dakar « sera un tournant important dans la marche de la francophonie, en ce sens qu’il offrira l’occasion, aux chefs d’Etat et de gouvernement, d’échanger sur des questions d’avenir pour l’OIF et d’adopter des décisions stratégiques fortes ».


Vers l'adoption d'un nouveau cadre stratégique 

Parlant des enjeux, il a cité, outre l'élection du nouveau Secrétaire général, l'adoption d'un nouveau cadre stratégique de la Francophonie qui fixera les grandes orientations de l'organisation sur les prochaines années et  l'élaboration de l'Agenda post 2015.  

« La Francophonie devrait avoir à l'esprit qu'en dépit des progrès réalisés dans la mise en œuvre des OMD, la vie de près d'un milliard de personnes ne s'est pas améliorée, notamment en termes d'accès aux services sociaux de base que sont l'alimentation, l'assainissement et l'eau potable, le logement, les soins de santé et l'éducation », a-t-il déclaré. L'autre enjeu, selon le ministre des Affaires étrangères, est lié à la crise économique et financière qui perdure et annihile les efforts de croissance de plusieurs pays francophones. « Cette crise qui affecte toutes les catégories sociales confrontées aux problèmes d'emploi et d'insertion économique, a fait ressentir le besoin, par l'OIF de renforcer la dimension économique de la Francophonie, afin de créer les conditions d'une coopération dynamique au sein de notre espace », a-t-il encore affirmé.  

Hommage au Président DIOUF

C'est pourquoi, l'adoption d'une stratégie économique pour la Francophonie est, à son avis, venue à point nommé, étant donné qu'elle devrait contribuer à renforcer l'interaction nécessaire entre la paix, la sécurité et le développement.

Il a annoncé l'adoption, au cours du sommet de Dakar, de la stratégie jeunesse de la Francophonie, la déclaration finale des chefs d'Etat et les résolutions spécifiques sur des questions d'intérêts majeurs. Mankeur NDIAYE a soutenu que les négociations et consultations sont en cours en vue de trouver un candidat consensuel à la succession d'Abdou DIOUF. 

Le ministre a aussi fait part des retombées économiques attendues de cette manifestation dans la mesure où « elle offrira à notre pays, l'opportunité de mettre en avant ses atouts, en termes de démocratie apaisée, de stabilité, de dynamisme culturel mais aussi de perspectives d'émergence avec le Plan Sénégal émergent (PSE) ».  Il pense que le sommet de Dakar sera en même temps, l'occasion de rendre un hommage mérité au président Abdou Diouf pour ses efforts inestimables au service du rayonnement et de l'influence de la Francophonie. Mankeur NDIAYE ajoute qu'au-delà du Secrétaire général de l'OIF, cet hommage est destiné au Sénégal et à Léopold Sédar SENGHOR.


Le Ministre des Affaires étrangères a rappelé que l'organisation du 15ème Sommet de la Francophonie est une victoire diplomatique et personnelle du chef de l'Etat Macky Sall. « En abritant pour la deuxième fois, en un quart de siècle, le sommet de la Francophonie, après celui de 1989, le Sénégal, sous le leadership du président Macky Sall, démontre s'il en était encore besoin, l'attachement qu'il porte à cette organisation », a-t-il expliqué. Il affirme que la présidence de la Francophonie, pour les deux années à venir, offrira au Sénégal l'opportunité de traduire en actes concrets, son engagement en contribuant à mettre en œuvre la Francophonie des peuples et la Francophonie économique en chantier.

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